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A LA LOUPE / Le Printemps des Sciences

Organisé à l'initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles et coordonné par les unités de diffusion des sciences des Universités francophones belges rassemblées au sein du Réseau Scité, le Printemps des Sciences 2017 se déroulait du 20 au 26 mars aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Au programme de cet évènement, de nombreuses activités scientifiques gratuites et accessibles pour tous, petits et grands, avec pour thème "Tous connectés". L'objectif de cette manifestation qui chaque année attire plus de 50.000 personnes? Sensibiliser les jeunes et le grand public aux sciences, favoriser l’accès à la connaissance scientifique mais également encourager les vocations dans le domaine de la recherche. Rencontre avec Martine VANHERCK, Coordinatrice du Printemps des Sciences à Liège et de Réjouisciences, cellule de l'Université de Liège ayant en charge la diffusion des sciences et techniques.

Quelles est l’histoire du Printemps des sciences?

Le Printemps des Sciences a été créé en 2001.  Il est né de la volonté des Doyens des Facultés des Sciences d’améliorer la perception des sciences parmi les jeunes et le grand public.  A cette époque, les fêtes de la science étaient déjà organisées dans la plupart des pays européens.  La Communauté française leur a alors emboité le pas.

Depuis lors, d’autres Facultés, les Hautes Ecoles, les musées, des asbl nous ont rejoints dans l’aventure.  Nous avons également élargi le public cible qui était initialement celui de fin de secondaire.  Aujourd’hui, le programme s’adresse tant aux écoles fondamentales qu’au grand public.

L’histoire du Printemps des Sciences est indiciblement liée à la création du réseau Scité qui fédère les cellules de culture scientifique des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Le réseau Scité a lui aussi été créé en 2001 et assure, entre autres activités, la coordination générale du Printemps des Sciences sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Quel est le rôle de Réjouisciences, à l’Université de Liège et dans l’organisation du Printemps des Sciences ?

Réjouisciences épaule les initiatives existantes de diffusion des sciences et favorise le développement d’activités nouvelles. Réjouisciences accompagne les enseignants et les chercheurs de l’ULg dans leurs actions de communication avec le grand public (enseignants, groupes scolaires, public familial ou averti, etc.).

Le Printemps des Sciences fait partie des activités récurrentes prises en charge par Réjouisciences.  Réjouisciences structure le programme autour d’une thématique annuelle, assure la coordination logistique et la communication vers le grand public et les écoles.

L’une des spécificités du Printemps des Sciences est la multiplicité des partenaires impliqués : Facultés, Hautes Ecoles, musées, asbl proches de l’Université.  Réjouisciences coordonne un programme proposé sur le territoire des Provinces de Liège et du Luxembourg.

Le Printemps des Sciences est coordonné dans sa globalité par le Réseau Scité qui fédère les cellules de culture scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Quels sont les objectifs premiers d’une telle organisation ?

Les objectifs du Printemps des Sciences s’inscrivent dans le long terme et sont multiples : il s'agit d'améliorer la perception générale des sciences et des techniques, de donner aux élèves une perception plus réaliste de ce que sont les sciences, d'aider les enseignants à améliorer et à enrichir l’enseignement des sciences, de susciter ou confirmer des vocations scientifiques mais également de parfaire la culture scientifique des citoyens.

Considérez-vous que globalement on puisse dire qu'il y a un manque d’intérêt de la part des jeunes pour les sciences ?

Je ne pense pas qu’il soit correct d’évoquer un manque d’intérêt des jeunes. Leur participation aux activités en témoigne, l’intérêt et la curiosité sont bien là.

Par contre, on peut regretter le déficit d’engagement dans certaines filières d’études pourtant pourvoyeuses d’emploi. L’une des retombées du Printemps des Sciences est de permettre aux jeunes, à leurs enseignants et au grand public de lever le voile sur certains secteurs d’activité, souvent trop méconnus.

En 2017, le choix s’est porté sur  « Tous connectés » comme thématique centrale. Pourquoi cette mise à l’honneur ?

Chaque année, le réseau interuniversitaire Scité se réunit pour proposer le thème de l’édition suivante.  Nos propositions reçoivent l’aval du Ministre et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous cherchons à chaque fois à définir un sujet fédérateur : il doit être multidisciplinaire pour que toutes les disciplines scientifiques puissent s’en emparer… de près ou de loin.  Les liens possibles avec les programmes scolaires retiennent également notre attention.

Vous êtes organisatrice du Printemps des Sciences et donc première spectatrice des activités scientifiques qui rassemblent petits et grands…l’approche des sciences au cœur des activités est-elle différente pour les garçons et les filles, les hommes et les femmes ?

Plusieurs études évoquent effectivement une différenciation par le genre.  Dans le cadre du Printemps des Sciences, ce n’est pas une approche privilégiée.  Nous préférons insister sur l’approche individuelle et encourager le contact direct entre les animateurs (enseignants, chercheurs, étudiants) et les visiteurs.  A chaque fois, nous sommes soucieux d’adapter le niveau de langage et la complexité des explications en fonction des prérequis des interlocuteurs.

Les séances d’échanges libres avec les visiteurs (ateliers, séances de questions/réponses) sont particulièrement riches à cet égard.  Il en va de même pour les activités du week-end où le grand public peut prendre le temps de converser avec les animateurs dans des conditions informelles.

Quels sont vos espoirs pour cette édition et celles à venir ?

Nous espérons que les activités qui ont été patiemment préparées (près de 300 personnes sont directement impliquées dans l’encadrement de l’opération) rencontreront l’intérêt du public. Le bilan à mi-parcours est très positif, cela semble très bien engagé déjà !

Pour 2018, l’envie est comme à chaque fois de se renouveler en proposant d’autres thématiques et d’autres approches tout en conservant l’esprit général de partage des connaissances et de la passion qui anime les chercheurs, enseignants et étudiants.