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A LA LOUPE / Exposition : J'aurai 20 ans en 2030

 

Depuis mars 2017, l’ULiège fête son bicentenaire. Pour l’occasion, elle a décidé d’organiser plusieurs évènements en tous genres. De ce fait, une exposition a été créée de toutes pièces, sur base d'un cahier des charges très précis tourné vers l’avenir. « J’aurai 20 ans en 2030 » se situe en plein centre de Liège, à la gare des Guillemins.

Entretien avec Alain Mager, Administrateur délégué d’Europa 50, créateur de l’exposition.

Top départ

L’Université de Liège a décidé de travailler avec nous puisque nous avions déjà eu l’occasion de travailler ensemble. Notamment sur SOS Planète. Elle voulait le faire dans le centre de Liège et la gare des Guillemins est pour ainsi dire le poumon de cette ville.  L’occasion était donc belle de travailler ensemble avec un cahier des charges, de dire « il faut que les jeunes se rendent compte de l’importance du savoir, de la connaissance ».

L’Université a également impliqué ses élèves puisqu’une capsule temporelle a été enterrée avec les rédactions de 70 élèves sur leur vision de la démocratie en 2030. Elle sera bien évidemment déterrée en 2030 et nous pourrons comparer les situations.

Notre rôle ? Nous sommes concepteurs d’expositions, l’Université, elle, a apporté tout son savoir-faire en validant les contenus des textes etc. C’est donc un travail d’équipe pour imaginer ce parcours.

La conception

Nous ne voulions pas tomber dans la science-fiction, il fallait montrer que pour nous, l’homme est au centre des préoccupations. C’est pour cela que nous parlons de l’homme assisté, modifié, augmenté mais aussi de l’homme responsable. Le fil rouge de l’exposition, c’est tout simplement l’aspect humaniste par rapport à toute l’importance des technologiques nouvelles.

En pointant la médecine ?


La recherche est développée lors de l’expérience grâce à l’imagerie médicale, via la chambre du futur.  Tout l’espace sur les prothèses et la réalité augmentée intéresse beaucoup les gens. Que ça soit membres supérieurs ou inférieurs. Il faut aussi se poser les bonnes questions, puisque peut-être que demain, les prothèses seront plus efficaces que les membres humains.

L’objectif c’est vraiment que le plus grand monde vienne visiter l’exposition, car elle est vraiment vulgarisée, sensibiliser les gens aux défis de demain, ouvrir la réflexion et permettre aux visiteurs de suivre les enjeux de 2030.

Quels sont les objectifs de cette exposition ?

Il faut savoir que quelle que soit l’exposition, notre cible, c’est le grand public. Le public scolaire est aussi visé, c’est une façon pour nous de préparer les visites avec des dossiers pédagogiques car c’est indispensable d’arriver avec une bonne préparation. Nous avons également eu la chance de recevoir la visite d’un public très familial et intergénérationnel durant les vacances scolaires. Pour nous c’est important de voir ces personnes de tous âges qui viennent échanger sur un site d’exposition. Ce dialogue entre générations est bénéfique pour tous. C’est une autre façon pour nous de réussir à faire passer les messages.

Au niveau du nombre de visites, nous sommes à 70.000 visiteurs et nous espérons dépasser les 100.000, ce qui pour nous et par rapport à la thématique serait une satisfaction.

Les spécificités

Cette exposition a été un fameux défi ! Lors de nos précédentes expositions, nous avions une base via des collections, des objets etc. Pour celle-ci, nous n’avions aucun objet estampillé « 2030 » et donc nous avons cherché de multiples solutions. Nous avons utilisé le Mapping et le support audiovisuel.

L’autre difficulté majeure qui s’est présentée lors de la conception de cette exposition, c’est le refus des entreprises  de dévoiler certains de leurs projets pour une question de « secrets industriels ». Par exemple la voiture volante, Siemens a refusé car elle n’était pas en production publique, ce n’était qu’un prototype…

Qui construit les décors ?

Nous sommes à la fois producteurs et réalisateurs. Pour l’ensemble de nos expositions, nous pouvons dire qu’entre 85% et 90%, les décors se construisent durant deux années dans nos ateliers.

Pour la réalité augmentée et le mapping, nous avons fait appel à une petite PME liégeoise qui s’appelle B71. Une équipe de jeunes qui a très bien travaillé sur cette ville du futur.

C’est une longue préparation avec un parcours qui n’a pas été simple à créer mais je pense que celui-ci a du sens : tout d'abord nous commencons par le cerveau qui est le siège de la créativité et nous terminons par le cœur qui est le siège des émotions.

Une partie préférentielle ? Quels sont les espaces forts ?

Tout l’espace qui concerne les nouvelles inventions intéresse le grand public. Tous les projets futuristes par rapport à la mobilité également.

Tout ce qui touche à la médecine, les gens s’y intéressent fortement comme l’espace pour les prothèses, la chambre du futur, le don d’organe, les lunettes 3D avec de l’imagerie médicale, …

La navette spatiale qui nous emmène sur la planète Mars et l’espace sur l’immortalité…

 

 

 

 

 

 

 

 

Il reste encore quelques mois pour pouvoir profiter de cette fantastique exposition.

Pour plus d’informations : https://www.europaexpo.be/